28-11-2012

UNIDO CONFERENCE - PAM PARLIAMENTARY DEBATE

UNIDO CONFERENCE - PAM PARLIAMENTARY DEBATE

Remarks by Sen. Lhou Lmarbou, PAM Vice President and President of the PAM 2nd Standing Committee on Economic, Social and Environmental issues.

 

 

 

 

 

Remarques par M. le sénateur Lhou Lmarbouh
Vice-président de l’APM et Président de la 2ème Commission permanente
A l’occasion du débat parlementaire
LE ROLE DES PARLEMENTAIRES DANS LE SOUTIEN AU PROCESSUS ECONOMIQUE
Tunis, 28 novembre 2012



A vérifier au prononcé




Chèrs Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Au nom de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) et de notre président, M. le Sénateur Francesco Amoruso, je voudrais exprimer mes plus sincères remerciements à l’ONUDI et à son Directeur Général, M. Kandeh Yumkella, pour son invitation à l’APM d’organiser ce débat parlementaire, invitation que nous avons accepté avec honneur et plaisir. C’est avec grand enthousiasme que des parlementaires de l’APM sont présents aujourd’hui dans le but de stimuler un débat actif.

Je tiens particulièrement à remercier la Tunisie et mon collègue M. Ferjani Doghmane, président de la Commission des finances, de planification et du développement de l’Assemblée Constituante Tunisienne, et co-président de ce débat. Je voudrais également remercier chaleureusement, pour leur intérêt, les entrepreneurs qui nous ont rejoints.

Il est essentiel pour l’APM de garder des liens étroits avec les secteurs productifs de la société dont la majorité d’entre vous est issue. Ceci, en effet, est le but principal de notre Panel sur le commerce et les investissements en Méditerranée opérant sous l’autorité de la 2ème Commission permanente traitant des affaires économiques. En tant que parlementaires, et à travers notre Panel, que  vous êtes invités à rejoindre si intéressés par ses travaux, nous pouvons utiliser nos outils d’action législatifs et de régulation pour votre bénéfice. Nous souhaitons comprendre de façon plus approfondie les différents besoins du monde entrepreneurial, et essayer à travers nos actions de faciliter vos activités entrepreneuriales.

Les membres de notre délégation présents ici sont des contributeurs essentiels aux travaux de  la 2ème Commission permanente et du Panel de l’APM. A travers leur importante expérience au sein de notre Assemblée, mais également dans leurs parlements nationaux respectifs, ils sont très bien placés pour nous éclairer, et apporter leurs propres regards au sujet du débat d’aujourd’hui. M. Ferjani Doghmane, comme je l’ai déjà mentionné, est président de la Commission des Finances, de la planification et du développement de l’Assemblée Constituante Tunisienne. M. le Sénateur Marwan Alhmoud est vice président du Sénat et ancien Vice-premier ministre Jordanien. M. le Sénateur Lhachmi Smouni du Maroc est le rapporteur de l’APM sur la sécurité alimentaire.

Tous mes autres collègues, donc, Messieurs les députés Chaoui Belassal, Mohammed Reda Benkhaldoun, Madame la député Mounia Rhoulam (Maroc), et M. le député Mehmet Gunal (Turquie) sont membres très actifs de la 2ème Commission permanente de l’APM. Tout comme mes collègues,  je suis fier que le Maroc soit représenté par une aussi grande délégation, parce que ça montre avant tout, un engagement réel et actif de la part du Maroc aux activités de l’APM.

L’APM a organisé de nombreux événements en coopération avec les institutions économiques et financière majeurs de la région, également avec le Système des Nations Unies et la Commission Européenne, et elle est bien consciente des défis qui s’imposent à notre région.  Parmi les défis primordiaux  persistants, et que je voudrais souligner aujourd’hui, il y a ceux  relatifs aux investissements dans les infrastructures et l’accès au crédit, et ceux relatifs à la facilitation du commerce et la création d’emplois.

Dans le cadre de ses efforts pour adresser la question d’accès aux investissements, notre Assemblée a établi une coopération importante avec la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) que  je profite, encore une fois, pour féliciter de sa décision (dans le cadre de ce qui a été indiqué par le partenariat de Deauville du G8) à éteindre ses  opérations à la région MENA en investissant 2.5 milliards d’euros par an dans la région, les pays pilotes étant l’Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, sous les auspices de notre Assemblée. 

L’APM entretient également d’excellentes relations avec d’autres banques clés pour le secteur des investissements, notamment la Banque Mondiale, la Banque Européenne d’Investissement, et la Banque Centrale Européenne. Permettez-moi de saisir cette opportunité pour inviter les banques tunisiennes, et d’autres banques du Sud, comme la Banque islamique de développement et la Banque africaine de développement, à élaborer des accords de coopération avec notre Assemblée.

Toujours au sujet des investissements, permettez-moi également de faire référence à la dernière réunion du groupe sectoriel sur les Finances de notre Panel, qui s’est tenue à Lisbonne, Portugal, le 29 juin 2012, en coopération avec la BERD, et qui a traité de la croissance économique dans la Méditerranée.

Les principales recommandations de la réunion ont inclut : la nécessité d’adoption de politiques relatives aux marchés de travail actifs, et la consolidation des normes internationales de travail ; le renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence ; le soutien aux PME pour leur rôle crucial au niveau de la création d’emplois, à travers l’assistance technique, l’attribution de plus de fonds d’investissements et le soutien aux projets innovants surtout au Sud ; l’investissement, le transfert de technologies et de compétences dans le secteur de l’énergie verte pour générer de l’emploi ; souligner l’importance de l’action législative au niveau de la promulgation de ces recommandations ; souligner l’importance de la formation professionnelle.

Au sujet de la formation professionnelle, la coopération entre l’Italie et l’Egypte est un exemple clé à mentionner. Aux termes de cette coopération, l’Italie reçoit des étudiants Egyptiens qui vont également suivre des cours de formation à la politique. Etendre cet exemple à d’autres pays, et impliquer d’autres pays Européens constituera un bénéfice majeur pour la région MENA.

Concernant la facilitation du commerce, l’APM est résolue à relever ce défi tout en continuant ses efforts pour surmonter les difficultés liés à l’établissement d’une zone de libre commerce en Méditerranée  qui était supposée voir le jour en 2010 avec l’aide de la Commission Européenne. En effet, le commerce Nord-Sud manque jusqu’à présent d’une certaine flexibilité, et la concurrence  reste déséquilibrée, les pays du sud ouvrant complètement leurs frontières aux produits des pays du Nord, alors que ces derniers bénéficient du privilège de sélectionner les produits qu’ils souhaitent recevoir.

La relation privilégiée avec l’Union Européenne, est à cet égard, très importante. Le Maroc a reçu le statut avancé de l’EU, et en 2012 un accord de libéralisation des produits agricoles et de pêche entre le Maroc et l’UE a été signé. Un événement majeur le mois dernier a été l’accès de la Tunisie au statut de partenaire privilégié de l’EU, et la mise en place d’un plan d’action sur les niveaux politique, économique, social, et financier, pour la période 2013-2017.

 La Tunisie et le Maroc, et d’autres pays de l’Afrique du Nord et de la région MENA qui pourront également accéder à de tels statuts, comme l’Egypte et la Jordanie, et l’Algérie et la Libye par exemple, doivent collaborer étroitement pour être à même de former un bloc régional solide capable d’œuvrer pour l’établissement d’un espace économique commun qui offre des perspectives réelles aux exportations de leurs pays sur le marché européen. 

Il est également urgent de mettre en place des mesures pour faciliter le commerce Sud-Sud, surtout qu’il est surprenant de noter que les pays de l’Afrique du Nord par exemple, font plus de commerce bilatéral avec l’Europe qu’entre eux-mêmes. Il n’est pas un secret que les relations bilatérales entre les pays de cette région possèdent une grande influence à ce sujet. Il est important également de mentionner l’accord pour le « Quartet du Levant » signé entre la Turquie, la Jordanie, le Liban et la Syrie, et ouvert aussi aux pays du Golfe, ainsi que le rôle clé joué par la Turquie à l’origine de cet accord. Cet accord vise à établir une zone de libre échange entre les 4 pays, et a aidé la Turquie à s’affirmer en tant qu’acteur régional majeur surtout s’agissant de sa relation avec l’Union Européenne. Il constitue un exemple très important à étendre à d’autres pays de la région.

L’APM est également très active dans le secteur de l’Energie. A ce sujet, elle coopère avec des acteurs clés du système tels que, MEDREG (Association des régulateurs méditerranéens du gaz et de l'électricité), Med-TSO (Association des gestionnaires de réseaux de transport d’énergie méditerranéens), et la Commission Européenne. L’APM a organisé récemment à Ouarzazate, Maroc, une conférence portant sur les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen.

Les principales recommandations de la conférence ont inclut : la nécessité de mettre en place des mécanismes financiers, y compris les partenariats public-privé, afin de faciliter une approche régionale intégrée et des synergies entre les pays, les opérateurs et les investisseurs ; faciliter la mise en place d'une «communauté méditerranéenne de l'énergie » en vue d'assurer la coordination entre les principaux acteurs concernés (parlements, gouvernements, industrie, investisseurs) pour ce qui concerne les projets basés sur les énergies renouvelables, le renforcement des réseaux de transport nationaux et régionaux, ainsi que la promotion des investissements et des cadres juridiques clairs ; la nécessité de créer un environnement favorable parmi les pays de l’APM pour appuyer le Plan Solaire Méditerranéen, en veillant à son efficacité ; soutenir la création d'un Centre régional méditerranéen pour la formation et l'information dédié aux énergies renouvelables.

Il existe de nombreuses initiatives et activités dans la région méditerranéenne pour régler le problème de la migration économique et faciliter la création d’emplois. Je voudrais saluer au nom de l’APM les actions de l’EU notamment, entre autre, ses décisions de lancer un réseau professionnel euro-méditerranéen afin de promouvoir un soutien professionnel, d’investir 120 millions de dollars à l’Egypte pour soutenir la création d’emplois, et de lancer le projet de « bon innovant » sous lequel 200 mille euros seront accordés au financement de projets innovants (pour un montant qui pourrait atteindre 10 mille euros par personne).

En mars prochain, le groupe des Nations-Unies pour le commerce et la capacité productive, va accueillir pour la seconde fois une réunion du Panel APM. Nous sommes très fiers de cette décision qui montre que l’APM est un partenaire fiable. Plus d’activités sont bien sûr planifiées pour l’année 2013.

Permettez-moi de vous parler un peu du programme du débat. Mes collègues et moi, venons de  4 pays différents de la région MENA, et notre but principal c’est de partager avec vous nos expérience. La première partie s’articulera autour de 4 présentations principales au cours desquels mes collègues présenterons la situation dans leur pays respectifs, et après lesquelles nous répondrons avec plaisir à tous vous questions dans le cadre d’un débat fructueux.

Après cette première partie, une discussion ouverte suivra. Comme vous pouvez le voir, nous avons suggéré quelques idées pour stimuler le débat, mais vous êtes invités à soulever tous les points que vous trouveriez appropriés.

Je vous remercie de votre attention, et avant de se lancer dans la discussion et le débat, je voudrais passer la parole à M. Ferjani Doghmane.
 

 


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